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Côte d'Ivoire : Un individu interpelé pour avoir menti sur la trésorière d’une association

A l’approche de l’élection présidentielle d’octobre en Côte d’Ivoire, les autorités ne font plus cadeau aux internautes qui publient des rumeurs sur les réseaux sociaux. Ce 22 août 2025, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) a interpelé un individu pour avoir relayé sur Facebook, de fausses informations concernant la trésorière d’une association.
Selon la PLCC, tout est parti d’une simple publication mensongère sur Facebook. Madame A.B.S., trésorière d’une association locale, a découvert sur Facebook une accusation directe la présentant comme responsable d’un détournement de fonds de son association. Choquée et soucieuse de défendre son honneur, elle a saisi la PLCC, centre technique rattaché à l’Autorité Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI).
Les investigations menées par les experts en cybercriminalité ont permis de retracer rapidement l’origine de ce post. L’auteur, identifié comme T.B.J., a reconnu avoir partagé cette rumeur sans preuve, sous prétexte qu’elle lui venait « d’un ami de confiance ».
Une rumeur devenue affaire judiciaire
Si l’accusé a fini par présenter des excuses à la victime, la justice, elle, ne fait pas de sentiment. T.B.J. a été déféré devant le parquet pour diffamation et atteinte à l’honneur et à l’image. Il encourt des sanctions prévues par la loi n°2013-451 relative à la cybercriminalité et par l’article 367 du Code pénal ivoirien.
Partager une information sans la vérifier, c’est jouer avec la vie d’autrui et s’exposer soi-même à la rigueur de la loi ivoirienne.
Cette affaire rappelle que, sur les réseaux sociaux, une simple publication peut ruiner une réputation et déclencher une procédure judiciaire. La légèreté de certains internautes face à la vérification de l’information reste un danger constant pour la dignité d’autrui.
Les leçons à tirer de cette affaire
La PLCC n’a cessé de rappeler que relayer une information non vérifiée expose à de lourdes conséquences. Dans un pays où les réseaux sociaux sont devenus un espace de communication incontournable, chaque publication doit être mûrement réfléchie. Partager une information sans la vérifier, c’est jouer avec la vie d’autrui et s’exposer soi-même à la rigueur de la loi ivoirienne.
L’histoire de Madame A.B.S. est un exemple palpable dans laquelle on retrouve une réputation ternie, une dignité bafouée et un procès ouvert pour une rumeur colportée. Il faut donc retenir que l’information est une arme à double tranchant. « Entre de bonnes mains, elle éclaire et unit. Entre de mauvaises, elle divise et détruit », comme l’a bien souligné la PLCC